La cybersécurité dans les EAE
Avec l’introduction de normes minimales et d’obligations de déclaration, la cybersécurité sort de sa niche IT pour se glisser de plus en plus au premier plan dans les entreprises d’approvisionnement en énergie, où elle concerne désormais pratiquement tous les métiers. Si la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur des TIC est bien réelle, la seule formation de spécialistes en informatique ne suffit pas: développer une culture de la sécurité à l’échelle de l’entreprise est essentiel pour garantir la résilience des réseaux.
Tout comme le casque et les chaussures de sécurité sont indispensables pour la sécurité sur un chantier, la cybersécurité doit être acceptée en tant que responsabilité fondamentale: la sécurité constitue la base de l’exploitation. Il est essentiel de comprendre les différences spécifiques entre l’informatique (IT) et les technologies opérationnelles (OT). En OT, la disponibilité est indispensable. Les réseaux sont segmentés et les cycles de mise à jour ne peuvent pas être transposés tels quels du monde bureautique en raison des longs cycles de vie et des protocoles propriétaires.
Des normes transversales axées sur la pratique permettent une certaine convergence, complétée par des approfondissements tels que la norme CEI 27019 et les directives de l’AES pour l’approvisionnement en électricité. Même si les outils, les technologies et les procédures ont fait des progrès remarquables, le point de départ reste déterminant: l’être humain. Souvent désigné comme maillon faible, il est aussi le principal garant de la sécurité. Grâce au réseautage, à la formation et aux échanges, le savoir-faire individuel devient un bouclier collectif pour nos infrastructures critiques.