«Les défis actuels demandent des solutions concrètes.»
Questions énergétiques
Massimiliano Capezzali est responsable du Pôle Énergies de la Haute école d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud créé en 2017. Bulletin l’a rencontré à l’occasion de la manifestation Énergie 10 organisée à la HEIG-VD en février.
Bulletin: Pour quelles raisons et dans quel but un Pôle Énergies a-t-il été créé à la HEIG-VD?
Massimiliano Capezzali: Le Pôle Énergies a été créé dans le but de faciliter la mise en place de projets à large spectre et pour assurer une représentation optimale de l’école au sein des différents groupes de travail et commissions focalisés sur des questions énergétiques. Il est également le point de contact de l’industrie et des médias. L’énergie a toujours été un sujet central, un axe stratégique pour l’école qui est dotée de deux filières d’énergie électrique et thermique, ce qui justifie la création d’un pôle appelé à valoriser ultérieurement les activités des professeurs et chercheurs.
Pourquoi a-t-il été créé en 2017?
Les structures HES sont relativement jeunes. Elles ont atteint leur vitesse de croisière et une valorisation, ainsi qu’une mise en visibilité sont nécessaires. Nous avons la chance en Suisse de disposer d’un paysage de hautes écoles et institutions complémentaires dans la création de la chaîne de valeur, depuis la recherche fondamentale jusqu’à l’implémentation des idées sur le terrain, c’est-à-dire dans l’industrie et dans la société en général. Les défis énergétiques auxquels nous faisons face demandent des solutions concrètes.
Comment fonctionne le Pôle? Quelles sont ses activités?
Le but n’était pas de créer une couche administrative supplémentaire, mais une structure agile qui fonctionne rapidement. Elle est composée d’un Comité de professeurs, qui donne la ligne stratégique, et d’un responsable.
Quelles sont vos priorités?
Les priorités du Pôle se situent au cœur de la recherche énergétique au sens large, le solaire, la biomasse, le stockage sous toutes ses formes et son implémentation dans les réseaux, les smart grids, l’optimisation énergétique d’installations industrielles, les équipements électriques et thermiques, l’intégration des énergies renouvelables dans les bâtiments. Nous souhaitons profiter des compétences existantes dans l’école, par exemple en génie rural et civil, en géomatique, en ingénierie territoriale ou en économie, pour lancer des projets pluridisciplinaires, collaborer avec l’industrie, développer des projets européens.
Quels sont vos principaux interlocuteurs?
La HEIG-VD met son spectre de compétences à disposition sous forme de projets collaboratifs de Recherche appliquée et Développement et sous forme de mandats directs. Les autres universités au niveau suisse et international, les partenaires industriels, les start-ups, les PME et les grandes entreprises sont nos interlocuteurs, ainsi que les associations et groupements représentant les différents secteurs énergétiques.
Quelles compétences avez-vous apporté de votre expérience à l’EPFL?
J’ai apporté des compétences de mise en réseau, de montage de projets, une vision multidisciplinaire des sujets. Savoir identifier les sujets émergents, mettre les compétences nécessaires autour d’une table et apporter un soutien concret sont également des aspects importants.
Quels sont les objectifs du Pôle à moyen terme?
Le Pôle souhaite augmenter la visibilité de l’école au niveau national et international, développer davantage de projets multidisciplinaires dans un rôle multiplicateur, développer une présence utile auprès des entités qui s’occupent de l’avenir de l’énergie en Suisse, prendre le temps d’aller chercher les compétences, établir des liens forts avec des partenaires industriels.